Des personnes existent dehors. Partir. Sortir de cette bulle qui n'existe peut-être plus. Peur déchirée. Une fissure qui part du haut, dont l'arrivée est inconnue. Oser ne pas regarder en
arrière. La dépendance fait mal. T'as rien gagné. Je sais. Enfin non, j'accuse le coup.
Le départ. Beau titre. J'aimerai en trouver le livre. Je vous quitte. Ça fait très mélodrame dit comme ça. Sourire perdu devant l'écran. Sourire perdu. Le manque sera là. Mais pour une fois, les
"mais" sont pour moi. Chacun son tour. Question d'orientation. Cerceaux dévalant la pente, poussière dans la lumière. La chute sera peut-être pas loin, mais. On en revient toujours au "je te
connais" qui devient faux au fur et à mesure. Coussin sur le ventre. On voudrait courir sous la pluie, devenir mannequin des éclairs. Tours sur soi même, capter le courant qui mène
à la normale. Et puis on tombe.Pas plus mal. Aimer la marginalité n'est pas un tord. Une main toujours présente vous relève. Personnification ou pas. Vous le savez.
Deux mois. Bon courage à moi-même. Égoïste.
Des mois pour cinq minutes. Il fait chaud, jamais vu ça. Il doit faire au moins 40°C dans la salle jaune. Le carrelage est mouillé, traces de petits pieds nus, ça sent la laque et la
transpiration. Du bruit, beaucoup trop de bruits alors que ça devrait déjà avoir commencé.Et puis ces parents. Mais qu'est ce qu'ils foutent là! Il y a ceux qui sont là, à scotchés à leur môme,
ceux qui badigeonnent de peinture le visage de petite fille de 4 ans et puis les pères vicieux qui font mine de pas regarder et qui restent là alors que vous vous changez. C'est dingue quand
même. Tout le stress est là, cette fameuse boule au ventre. Au fil des années, on est devenues copines elle est moi. Derrière de rideau. Sur scène, ceux sont eux. Eux. Parce qu'ils sont tout. Je
ne vous mérite pas.C'est beau je crois. Sexy, peut être aussi. Rires, sourires, larmes, satisfaction. Parce qu'au final, on ne retient que ça. Ou plutôt non, c'est ça qui nous retient. Chaque
année. Des mois pour cinq minutes. C'est pour ça que j'aime la scène. La danse. Sur des chaises, par terre. Ce moment que j'attendais, enfin là. Cette musique qui m'a suivie tout au long de cette
année. Difficile. Je la lâche pas. Parce qu'elle vaut la peine d'être dansé dans un parc, pieds nus dans l'herbe, soleil couchant. On verra bien...
Je perds l'équilibre. Ne venez pas.
Il y a des ces moments qui passent. Assise sur un canapé rouge, vernis écaillé et chaussures à talons. Ils ne
comprennent pas. C'est juste chou. Merde, je voudrais que cet adjectif n'ait jamais existé. J'ai peur, encore une fois. Là, à découvrir encore une partie de votre voisine de table. Allongée sur
un lit qui ne ressemble à rien, image de tout et de ce rien. Île isolée du monde. Je veux sortir de cette trivialité, de leurs cris incessants, de leur univers. C'est triste. Pathétique. Je
rabâche. Manteau de nuits étoilées. J'ai toujours aimé cette image, vous savez, ce dieu qui, sur son char d'or, emmène la nuit, les étoiles, les rêves. C'est beau, je trouve. J'écoute une
chanson. J'aime. Je ne la citerai pas, pas envie. Pourquoi tu es comme ça avec moi? Pourquoi maintenant et pas avant? Je comprends pas. Je pleure devant Grey's, comme si j'étais à la fois tous
les personnages. N'importe quoi moi. Un bac passé. J'aurai voulu n'avoir qu'un oral. J'ai aimé l'entretient, j'aime qu'on me pose des questions et que je sache y répondre, j'aime savoir que j'ai
le soleil dans les yeux et que ça met les choses bien en place mais je déteste me dire que je suis tombé sur ce p****n de Montesquieu. Mes amis, que de vulgarité ce soir. Espérons que Monsieur
WATERS nous ai porté chance pour le TPE. Je me demande si on a déjà traité un de ces films ou ce simple grand personnage avant nous. We walk in the sun. Toute petite danseuse qui pleure dans un
coin de la salle, autour des costumes, des parents avec leurs appareil photos, mais pas de musique. Nono avait disparu.
Des pages de lecture, de sourires. Bulle de questions, de déclarations, de sentiments. Merci.
L'eau coule, fleuve, bateaux de papier. J'en reviens toujours au liquide. Ne pas aimer ce qu'on écrit, je crois que c'est ce qu'il y a de pire.
La vie passe lentement et le monde est absent. Chaleur trop présente. J'ai soif.
Ils ont finit. On commence. Soupir. C'est reparti. Non, je veux pas. Tiens, vous voulez lire quelque chose qui change? Vous voulez du nouveau? Vous en avez
marre de la merde qui revient sans arrêts? Voilà:
L'extrémité de la fibre nerveuse présynaptique libère des neuromédiateurs ou neurotransmetteurs qui, en se fixant sur des
récepteurs spécifiques situés sur la membrane du neurone postsynaptique, provoquent la naissance d'un nouveau message nerveux de nature électrique. Des substances chimiques, dont la structure
chimique est proche des neuromédiateurs, peuvent se fixer sur les récepteurs membranaires postsynaptiques et ainsi perturber le fonctionnement des synapses. C'est ainsi qu'agissent les
drogues et certains médicaments.
Vous êtes prévenus.P*tain de Bac.
Stop.
Ça ne s'est pas passé comme on l'aurait voulu. Câlins entre deux chaises, bisous volés parce que c'est l'habitude. Non, j'aurais voulu autre chose. Des larmes que j'essaie tant bien que mal de
cacher. Non, je ne veux pas qu'ils me voient comme ça. Parce que ça serait comme leur dire " Regardez, vous partez. Et nous, on reste. C'est de votre faute", et ça serait égoïste. Alors on part,
l'estomac plein de tout ce qui n'est pas dit. On marche, le vent ballait mes joues mouillées. La main de Camille est toujours là, échange de paroles comprises de nous deux. Et voilà. Ils ont leur
futur à présent. Ils vont vivre, on va attendre. Attendre seuls dans la salle le midi, attendre de leurs nouvelles, attendre que le temps passe. F*ck it! Je continues à trouver ça
dégueulasse.
It's the wrong time for somebody knew...
Morçeaux éclatés. Un chemin aux tournant trop souvent présents. Comprendre, c'est peut-être ça. Les contes ne sont pas au programme. Surréalisme. Photographies d'instants d'une vie.
Sur un banc, dans le froid à 22 heures, contre lui. Sur de la moquette, un samedi, on se rassure par nos regards. La consolante.
Joyeux anniversaire Camille. A toi aussi Clémence.
Il en fallait bien un nouveau. Il y en avait eu des brouillon. Plein.
Jamais publiés. Tout n'est que suite de brouillons, publiables ou pas.
On découvre. On redécouvre. ll fait chaud, on est tous collés, vraies et fausses moumoutes se partagent la vedette. Il n'y a pas qu'elles d'ailleurs. Mes deux malgaches
atypiques, aux contraires si semblables. Parce que même ici, on trouve le moyen de parler d'eux. Assises sur le carrelage frais. Se faire demander son numéro alors que vous les suivais. Se
faire sortir de cette ligne continue en se faisant prendre par le bras. Une pêche à la ligne. Vous ne répondez qu'une syllabe, et c'est mieux comme ça.
C'est la fin. J'ai beau avoir dis tout au long de l'année que celle-ci n'arrivera jamais. Elle est bien là. Je le sens. Sensation toute aussi désagréable qu'elle me fait
peur. C'est toutes ces personnes que j'ai l'impression de perdre. Le coup de Caroline ne m'a jamais autant fait mal. Mais je m'accroche parce que ces moments d'été pluvieux, autour d'une
table humide, un odeur d'herbe mouillée flottant dans l'air, je les aime quand même. Fleurs de toutes les couleurs, coquelicots aux gouttes d'eau et cheveux volants,s'échappant.
Mon professeur de physique est seul. Il doit avoir la quarantaine, et ne vit que pour ses élèves. J'ai pas de femme. J'ai pas d'enfants. Il n'a pas trouvé sa solution. Pause. C'est
le seul moment du cours que j'ai compris.
La pluie lave, c'est bien connu.
On ne sait plus. Mais avons-nous déjà su? Peut-être pas. On croit à ce qu'on pense savoir. C'est comme ça. Nos moments ne sont que réécriture. Consciemment, ou pas, ce sont nos gestes qui nous
guident. Et non l'inverse. Liens fragiles.
L'inconnu est à chacune de nos portes. Le laisser entrer peut vous faire du bien. Et puis, qui sait?...
Tu changes avec moi. J'ai besoin de toi. Peut-être que toi aussi, tu as besoin de moi. Presque un an après la première photo, regarde nous. On grandit ensemble. Je crois qu'on se
complète, même avec toutes nos différences. Tu vois, j'ai trouvé cette chanson. Association avec ces photos. Tu m'es tellement indispensable. Je ne pensais pas autant tu
sais, mais j'en suis là. J'ai peur. J'ai peur de la suite. Je m'accroche si vite aux gens. J'ai peur de souffrir encore une fois. Mais même en sachant ça, que veux tu, je suis comme
ça. Je t'aime. Regarde comme tu deviens de plus en plus belle. Je veux d'autres photos, oh oui, plein...
| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||