Dimanche 1 juin 2008

Il en fallait bien un nouveau. Il y en avait eu des brouillon. Plein. Jamais publiés. Tout n'est que suite de brouillons, publiables ou pas.
On découvre. On redécouvre. ll fait chaud, on est tous collés, vraies et fausses moumoutes se partagent la vedette. Il n'y a pas qu'elles d'ailleurs. Mes deux malgaches atypiques, aux contraires si semblables. Parce que même ici, on trouve le moyen de parler d'eux. Assises sur le carrelage frais. Se faire demander son numéro alors que vous les suivais. Se faire sortir de cette ligne continue en se faisant prendre par le bras. Une pêche à la ligne. Vous ne répondez qu'une syllabe, et c'est mieux comme ça.
C'est la fin. J'ai beau avoir dis tout au long de l'année que celle-ci n'arrivera jamais. Elle est bien là. Je le sens. Sensation toute aussi désagréable qu'elle me fait peur. C'est toutes ces personnes que j'ai l'impression de perdre. Le coup de Caroline ne m'a jamais autant fait mal. Mais je m'accroche parce que ces moments d'été pluvieux, autour d'une table humide, un odeur d'herbe mouillée flottant dans l'air, je les aime quand même. Fleurs de toutes les couleurs, coquelicots aux gouttes d'eau et cheveux volants,s'échappant.
Mon professeur de physique est seul. Il doit avoir la quarantaine, et ne vit que pour ses élèves. J'ai pas de femme. J'ai pas d'enfants. Il n'a pas trouvé sa solution. Pause. C'est le seul moment du cours que j'ai compris.
La pluie lave, c'est bien connu.
On ne sait plus. Mais avons-nous déjà su? Peut-être pas. On croit à ce qu'on pense savoir. C'est comme ça. Nos moments ne sont que réécriture. Consciemment, ou pas, ce sont nos gestes qui nous guident. Et non l'inverse. Liens fragiles.

L'inconnu est à chacune de nos portes. Le laisser entrer peut vous faire du bien. Et puis, qui sait?...

Par aude
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