Dimanche 8 juin 2008

Ça ne s'est pas passé comme on l'aurait voulu. Câlins entre deux chaises, bisous volés parce que c'est l'habitude. Non, j'aurais voulu autre chose. Des larmes que j'essaie tant bien que mal de cacher. Non, je ne veux pas qu'ils me voient comme ça. Parce que ça serait comme leur dire " Regardez, vous partez. Et nous, on reste. C'est de votre faute", et ça serait égoïste. Alors on part, l'estomac plein de tout ce qui n'est pas dit. On marche, le vent ballait mes joues mouillées. La main de Camille est toujours là, échange de paroles comprises de nous deux. Et voilà. Ils ont leur futur à présent. Ils vont vivre, on va attendre. Attendre seuls dans la salle le midi, attendre de leurs nouvelles, attendre que le temps passe. F*ck it! Je continues à trouver ça dégueulasse.

It's the wrong time for somebody knew...

Morçeaux éclatés. Un chemin aux tournant trop souvent présents. Comprendre, c'est peut-être ça. Les contes ne sont pas au programme. Surréalisme. Photographies d'instants d'une vie. Sur un banc, dans le froid à 22 heures, contre lui. Sur de la moquette, un samedi, on se rassure par nos regards. La consolante.

Joyeux anniversaire Camille. A toi aussi Clémence.



Bonne nuit.
Par aude - Publié dans : Mein herr,[...]
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